Bonjour, Buenos días,

Aujourd’hui, nous partons à 120 km de Madrid pour découvrir un petit itinéraire culturel: Riaza, Maderuelo et Ayllon. C’est sûr et certain que si vous venez découvrir Madrid vous n’avez pas assez de temps pour vous perdre là-haut. Alors je le fais pour vous en espérant qu’un jour vous aurez l’idée de visiter San Sébastian – Burgos – puis sur le chemin de Madrid, faire un détour par ce petit itinéraire. Hoy nos vamos a 120 km de Madrid para descubrir esta ruta cultural: Riaza, Maderuelo et Ayllon. Es difícil para los franceses que vienen a descubrir la capital conseguir un hueco en sus agendas para ir tan arriba. Por eso lo hago hoy con la esperanza de que un día cuando vayan a descubrir San Sebastián y Burgos antes de llegar a Madrid desvíen su camino por esa ruta. Vale también para los españoles de paso por mi blog…

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Nous sommes partis très tôt en ce matin du 8 mai (qui n’est pas férié en Espagne puisque nous n’avons pas participé à la seconde guerre mondiale) avec un groupe de l’âge d’or et avons pris un immense plaisir dans les embouteillages de sortie que nous avons mis à profit pour ronfler un petit coup… A propos de jours fériés, on dit toujours qu’en Espagne c’est toujours la fiesta et la siesta et pour pallier à la crise, notre gouvernement a eu la bonne idée de passer certains jours fériés qui tombaient de mardi à jeudi au lundi. A la vue du calendrier français en mai, j’ai envie d’envoyer une petite lettre à M. Hollande !!!!!
Salimos tempranito el miércoles 8 de mayo con un grupo de la edad de oro y disfrutando una barbaridad con los atascos de salida de Madrid, lo que nos hizo aprovechar esos momentos para dar una cabezadita. Por cierto, hablando de que si en España hay más días festivos, más de esto o más de lo otro y por eso nos han cambiado algunas fechas a lunes… Os informo que en Francia son festivos en mayo el 1, el 8 (por ser día de conmemoración del final de la segunda guerra mundial) el 9 por ser jueves de la ascensión o el 20 por ser pentecostés (¡vaya con los republicanos!). Releyendo esta última frase parezco una niña de San Idelfonso: El 1, el 8, el 9…

 

Nous commençons par Riaza. Ce village d’à peine 2.500 habitants est connu pour sa place ronde mais aussi pour son « hayedo » c’est-à-dire pour sa forêt d’hêtres. Sa place ne m’a pas paru si belle au finish. J’en ai vu des meilleures. Certes, c’est original que la place centrale soit ronde et fasse également et pour le même prix office d’arènes mais elle manquait d’âme… Certaines maisons ont été repeintes mais personne n’a essayé de garder l’esprit de la construction de l’époque… Son aspect actuel date de 1873. A l’époque il y a avait au centre une colonne de pierre où on exposait les prisonniers et où on accrochait les membres amputés des condamnés à mort ou autres (quelle bonne idée !!!). Cette habitude des colonnes au milieu des places centrales des villages d’une certaine importance a pris fin en 1812 et au début du XX siècle les notables de la ville décidèrent de faire installer un lampadaire en fer forgé sur une base de pierre à l’emplacement de cette colonne. Finalement dans les années 60, comme ce n’était pas facile pour les toreros de faire de belles faenas avec ce lampadaire au beau milieu, il a été retiré. Voilà pour la minute culturelle… El primer pueblo visitado es el de Riaza. Este pueblo de apenas 2.500 habitantes es famoso por su plaza redonda pero también por su hayedo cercano. Su plaza no me pareció al final tan bonita, he visto algunas más bellas. Es cierto que como es redonda es original y que por el mismo precio sirve de plaza de toros pero le faltaba alma… Algunas casas han sido restauradas sin que se haya guardado el espirito de construcción de la época. Su aspecto actual data del año 1873. En su centro estuvo colocado el "rollo jurisdiccional" (a veces denominado simplemente "rollo" o "picota") que era una columna de piedra, sobre unas gradas, donde se exponía a los reos a la vergüenza pública y se colgaban los miembros cortados de algunos condenados a muerte o mutilados. Hasta que los rollos jurisdiccionales fueron suspendidos por decreto de las Cortes de Cádiz de 1812 (desapareció de la plaza a principios del siglo XIX) y a principios del siglo XX se decide instalar una farola de hierro fundido con base de piedra que iluminó las noches riazanas hasta que desapareció en los años 60 del siglo XX porque dificultaba la lidia de toros o novillos. Este era el minuto cultural.

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Oups !! J’allais oublier : Encore quelques secondes de culture… Faisant face à la place, se trouve la mairie. Un immeuble qui date de 1723, qui servait également de prison et qui a une petite touche de modernité avec sa tour de l’horloge en fer forgé. Construite en 1895, elle veut rappeler la Tour Eiffel et dire au monde que Riaza est un petit village dans le coup. Qué se me olvidaban unos segundos más de cultura !!!! Frente a la plaza se encuentra el Ayuntamiento. Es un edificio que se construyó en 1723 y que servía de cárcel- Tiene un toque modernista con su torre campanario de hierro forjado. Se instaló con el reloj en el año 1895, recordando la Torre Eiffel, dato que pone de relevancia el gran deseo de modernidad de la Villa.

Qu’est-ce qu’il y a d’autre à voir à Riaza ? L’Eglise de « Ntra. Sra. Del Manto » (traduction littérale: Notre Dame de la Couverture ou du Manteau). C’est une église simple mais qui contient quand même deux ou trois éléments d’importance: l’autel, deux chapelles toutes simples et une exposition d’art sacré avec des pièces étonnantes si on tient compte de l’époque où elles ont été sculptées ou peintes mais aussi et surtout du lieu: des trésors inimaginables au fin fond de l’Espagne. ¿Qué podemos ver en Riaza además de su plaza? La Iglesia de Ntra. Sra. del Manto. Es una iglesia muy simple pero que contiene dos o tres elementos de importancia: el altar mayor, dos capillas muy simples y una exposición de Arte sacro con extraordinarias piezas teniendo en cuenta dos factores la época en la que fueron pintadas o esculpidas y sobretodo el lugar: tesoros inimaginables en regiones alejadas de los focos de las capitales. 

Exterieur de l'Eglise - Exterior de la Iglesia

 

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L’autel est orienté vers Rome et le retable baroque qui est derrière m’a paru assez sombre et pourtant il contient des peintures de la première moitié du XVIIème siècle. La beauté de l’ensemble vient des dorures de sa structure. El altar mayor orientado hacia Roma está presidido por un retablo que me pareció oscuro aunque contenga pinturas de la primera mitad del siglo XVII. La alegría la da la estructura recubierta de pan de oro. 

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En ce qui concerne les chapelles, je vous montre juste celle des Hidalgos (à gauche de l'autel) appelée aussi «Capilla de los Bernardo de Quirós». Elle a pour simple ornement la sculpture de la “Piedad” (Piété) qui date du XVII siècle. Sur le côté une petite vierge «Virgen del Rosario» dont la couronne en or et rehaussée de pierres précieuses à portée de main, m’a quand même frappé. En lo que respecta las capillas, os muestro solamente la de los Hidalgos (a la izquierda del altar), llamada también de los“Bernardo de Quirós”. Tiene por ornamento la talla de la Piedad del siglo XVII y la Virgen del Rosario (que sale en procesión el Domingo de resurrección) cuya corona de oro con piedras preciosas me llamó la atención. 

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Exposition d’Art sacré - Exposición de Arte sacro

 

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Au fond de l’Église, dans une grande salle sous le clocher, se trouvent exposées des statues en bois polychromé datant de différentes époques. Un vrai trésor comme je vous l’ai dit au début. Il y a la première statue de la Vierge du Manteau: Vous la remarquerez dans mes photos car son nom est écrit sur le socle et j’ai bien aimé cette façon enfantine de commencer à écrire, de faire de belles lettres en tirant la langue sans même avoir eu l’idée de faire un brouillon et quelle tête a dû faire le peintre quand il s’est retrouvé sans aucune place pour finir le mot, ni même pouvoir le couper correctement… Une deuxième vierge a attiré ma caméra: une vierge datant du XVIème siècle allaitant l’enfant et montrant son sein. Parmi les photos vous allez voir également un christ appelé « Ecce Homito » c’est-à-dire petit Ecce Homo (en Espagne depuis l’été dernier le mot est devenu célèbre depuis que dans une église de village, une retraitée a eu l’idée de repeindre une fresque d’Ecce Homo complètement décomposée par le temps et lui a donné un air moderniste)… J’aime beaucoup les détails de plis et surplis dans les statues de vierges ou de saints comme vous pouvez le remarquez dans d'autres photos.
Al fondo y bajo el campanario, se encuentran expuestas varias estatuas de madera policromada realizadas en distintas épocas. Un verdadero tesoro como os he dicho antes. Está la primera estatua de la Virgen del Manto: vais a saber enseguida cual es ya que su nombre está escrito en su base y me gustó mucho esa manera infantil de empezar a escribir o a pintar el nombre, haciendo bellas letras sacando la lengua mientras sin haber tenido siquiera la idea de haber hecho un borrador lo que hace que el pintor llegó al final de la base sin sitio para seguir o cortar correctamente la palabra. Una segunda virgen llamó la atención de mi cámara: una virgen del siglo XVI dando de mamar al niño y enseñando el pecho (Virgen de la Dulce Leche). Entre las fotos podréis ver también el Ecce-Homito y detalles de los trajes de las vírgenes y santos, de sus pliegues y repliegues.

 

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Voilà pour aujourd’hui. Une photo montrant que j’ai réellement mis les pieds à Riaza et que je ne vous raconte pas du n’importe quoi (enfin, une preuve que j’y étais… le raconter du n’importe quoi c’est une autre paire de manches). Revenez me voir dans quelques jours pour la suite de la visite.

Esto es todo por hoy. Os dejo con una foto que demuestra que estuve allí y que no os cuento cualquier cosa (bueno, demuestro que estuve… otra cosa es que cuente lo que me pasé por ahí). Vuelvan en unos días que seguiré con los demás pueblos.

 

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